Pour mémoire, un article du 18 avril 2009 annonçait la régularisation de 4 yourtes sur 5.
Début juin 2009 les gendarmes nous auditionnent à propos d’une plainte
contre la 5ème yourte qui dénonce « l'exécution de travaux sans permis de construire et le non respect du règlement sanitaire départemental ».
Fin juin, un accord était convenu pour la 5ème yourte (en présence du Sous-Préfet) pour un relogement.

La municipalité n’a jamais concrétisé par écrit ses engagements oraux.

En revanche, elle décide une règlementation de camping sur la commune
(arrêté du 19 juin 2009) en y interdisant le camping sur les terrains non
constructibles.

Un collectif d’habitants de la commune dépose alors un recours
contre cet arrêté au tribunal administratif de Limoges.
Dans le mémoire en défense de la commune, daté du 23 octobre 2009, la
mairie rappelle à ceux qui ne l’auraient pas encore comprise sa position :
« Parmi la liste des personnes formant la requête contre l’arrêté municipal, je vous indique ci-dessous les personnes vivant dans la double illégalité à l’année :

-Défaut de permis de construire
-Non-conformité au règlement sanitaire départemental. »

suivent précisément citées toutes les yourtes, caravanes et autres cabanes…

Concernant la 5ème yourte:

Dés le lendemain de « l’accord », un malentendu apparaît : la mairie nous oblige à fixer un délai pour ce relogement alors qu’il n’en était pas question.
A nouveau, pression, chantage et, toujours en travers de la gorge, cette discrimination : pourquoi pouvoir arranger la loi pour 4 yourtes et pas pour une 5ème ? encore une histoire de quota ?
La mairie vote donc un délai de 3 mois : on a jusqu’au 20 octobre 2009 pour prouver notre bonne foi.
On méprise cet ultimatum.  on passe l’automne en Espagne et au Maroc…

Le 2 mars 2010, convoqué à la gendarmerie pour une audition, nous apprenons que le maire de Bussière-Boffy a encore déposé une plainte contre notre yourte au parquet de limoges le 10 décembre 2009 ; il y dénonce « l'exécution de travaux sans permis de construire et le non respect du règlement sanitaire départemental ».

Voilà. On dirait donc qu’on se dirige vers du tribunal…

Malgré l’usure engendrée par de telles luttes, devant la discrimination que la municipalité développe contre une partie de sa population, je tenais à donner quelques nouvelles.