Le maire nous attendait accompagné de deux autres élus locaux et de son avocate (également maire d’une commune limitrophe…). Il a écouté sans broncher notre demande de médiation pour la régularisation de yourtes, et s’en est allé sans y répondre, levant la main d’un geste ambigu.

Malgré la forte mobilisation et le soutien d’élus du département, le maire ne daigne pas répondre de manière cohérente à notre requête citoyenne.

La sous-préfecture ne se sent pas responsable du problème, la préfecture n’est intéressée que par la «tranquillité publique», bref les autorités «compétentes» ne veulent pas s’en mêler !

Pourtant plusieurs points devraient attirer l’attention de ces autorités :


  • habitant les yourtes, nos droits civiques sont niés et inscrire nos enfants à l’école devient difficile, alors même que le conseil municipal vient de voter la fermeture de l’école prétextant le manque d’enfants !

  • Nous avons également été exclus de la carte communale (délimitant les zones constructibles) alors que l’enquête publique demandait à la mairie de nous y inclure, pour permettre « un développement durable et harmonieux de la commune ».

  • C’est tout le tracé de cette carte communale qui finalement pose question:
    • terrains habités depuis des années et jouxtant les hameaux non inclus,
    • maisons exclues de la carte au hameau du Grand-Pic (habitées notamment par des amis des familles en yourtes..),
    • vastes nouveaux terrains rendus constructibles (Quels projets prévus ? Quels propriétaires ?).

  • Le Document d’urbanisme du ministère du logement à l’usage des communes rurales, rappelle à chacun les règles du droit à l’urbanisme:
    « Les cartes communales doivent respecter les principes généraux du code de l’urbanisme, notamment les objectifs d’équilibre, de diversité des fonctions urbaines et de mixité sociales. (…)
    Une carte communale ne peut pas avoir pour effet de réserver de fait ou de droit l’installation dans la commune à certaines catégories de la population. »
  • Nous constatons que ces pratiques locales sont en totale contradiction avec le vote unanime du 18 décembre 2008 de la Communauté de Communes du Haut-Limousin, sur la directive pour maintenir et attirer de nouvelles populations:

    « Pour atteindre l’objectif d’une stabilisation de sa population, le territoire doit développer sa politique d’accueil. (…)
    Ce territoire est marqué par les caractéristiques handicapantes du milieu rural : vieillissement de la population et difficile solde positif de la démographie, réductions de nombreuses activités de proximité et des services publiques, isolement de nombreuses personnes et difficultés de déplacement… »

Que se passe t-il alors pour nos quatre familles, avec dix enfants, menacées d’expulsion et pourtant désireuses de rester à Bussière-Boffy et d’y développer des projets ?

Nous attendons de la Commission de développement économique de la Communauté de communes, présidée par le maire de Bussière-Boffy, qu’elle agisse dans l’intérêt de sa région et qu’elle respecte le Grenelle de l’environnement en s’engageant fermement dans une politique de développement durable.

Elle pourra pour cela s’appuyer sur l’expérience de nos familles sur ces questions !

Car nos solutions sont simples : une révision simplifiée de la carte communale pour y intégrer nos terrains et autoriser la construction ou l’installation d’habitats écologiques.


Ces habitats se passent aisément du raccord aux réseaux d’eau et d’électricité grâce à des méthodes écologiques aujourd’hui reconnues par les normes françaises (eau de source et électricité autonome, toilettes sèches et phytoépuration).


C’est pour toutes ces raisons que votre soutien est précieux, car c’est ici et maintenant que nous pouvons faire évoluer les mentalités et faire modifier les lois pour aller dans le sens de la Charte de l’environnement incluse dans la Constitution française.