Bussière-Boffy: yourtes en danger !

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lundi 20 mai 2013

Procès en appel des yourtes de Bussière-Boffy, 17 mai 2013


AUDIENCE DU 17 MAI 2013

Les habitants des yourtes de Bussière-Boffy ont comparu en cour d'appel de Limoges.
Le Parquet a requis le démontage de nos yourtes sous 3 mois avec astreinte de 75 euros par jour, assorti d'une amende de 500 euros par personne. La partie civile (le maire) a demandé 3 000 euros de dommages et intérêts.
Le jugement sera rendu en délibéré le 14 juin prochain.

L'audience a duré 4 heures, les débats ont été très soutenus entre les deux parties.
Il a été de nouveau question de savoir si les yourtes sont des tentes ou des constructions, sachant qu'elles ne sont jamais mentionnées dans le code de l'urbanisme.

Au nom du Parquet, l'avocate générale a reconnu la complexité de l'affaire « dans un contexte social et local lourd » et affirmé qu'il n'y avait « pas de position tranchée ni dans un sens ni dans l'autre ». Elle a néanmoins considéré qu'il y avait matière à condamner chacun des prévenus.
Tout comme l'avocat du maire, qui se portait partie civile (et oui, il se considère comme notre victime!), elle a tenté de balayer d'un revers de main notre régularisation de mai 2009, que les juges ont visiblement pris en considération lors de l'audience.
Elle a également rejeté la possibilité pour les juges d'invoquer la prescription de « l'infraction » bien que nos yourtes aient été installées plus de trois ans avant la plainte.

Notre avocate a fait une belle plaidoirie, appuyée sur de solides arguments juridiques, demandant de confirmer la relaxe prononcée par le jugement de décembre 2012.
Elle a replacé cette affaire dans son contexte humain et rappelé les 5 années de harcèlement administratif dont nous sommes victimes, le terme de « nettoyage de la commune » employé plusieurs fois publiquement par le maire ainsi que sa gouvernance féodale et le pouvoir de malveillance d'un homme seul qui ne sert plus les intérêts de la commune mais desintérêts personnels.
Elle a rappelé que le maire n'avait pas le pouvoir de choisir ses administrés et que
le droit et la justice ne sont pas à son service pour liquider les yourtes



FR3-Limousin du 17 mai 2013

Pour rappel :
  • en 2009
  • LE SOUS-PREFET (AU NOM DE L'ETAT), Monsieur Hamon, LE DIRECTEUR DE LA DDT, Monsieur Vacher, ET LE MAIRE, régularisent les yourtes, affirmant de vive voix devant toutes les parties « qu'elles deviennent de fait légales et pérennes ».
    Suite à quoi, LES SERVICES DE L'ETAT font cadastrer les yourtes et nous assujettissent à la taxe d'habitation, que nous avons payée pendant deux ans.
    LE MAIRE s'engage à faire installer l'eau et à intégrer ces terrains en zone constructible dans le futur Plan Local d'Urbanisme.
  • en 2011
  • Contrairement à tous ses engagements, le maire porte plainte contre nos yourtes : défaut de permis de construire (pour des tentes !), assainissements non conformes (dans un hameau sans aucun assainissement où les eaux grises de toutes les maisons sont déversées directement dans les champs!).
  • en 2013
  • Lors de l'audience en appel, L'AVOCATE GENERALE (AU NOM DE L'ETAT), Madame Canac, AU NOM DE LA DDT, ET LE MAIRE, accusent les yourtes d'être illégales et d'enfreindre le droit du sol. Les SERVICES DE L'ETAT demandent le démontage des yourtes.
Notre avocate a plaidé l'erreur sur le droit, vu la contradiction entre la régularisation par les services de l'Etat et la plainte du maire. D'autant plus que la mairie précédente acceptait la présence des yourtes.
Cette contradiction a été notée par les juges lors de l'audience.
Dans le même temps, LE MAIRE élabore un PLU en excluant les familles en yourtes des zones constructibles.

Nous espérons la relaxe de tout notre cœur, sans quoi nous perdrions nos habitats et lieux de vie.

vendredi 19 avril 2013

11 mai 2013 : Grande fête de soutien aux yourtes de Bussière-Boffy

Une semaine avant le procès en appel le 17 mai à 8h au Tribunal correctionnel de Limoges, grande fête de soutien sur le site, pour une journée festive et résistante face à la politique d'exclusion menée depuis 5 ans par le maire de Bussière-Boffy.

  • 12 h Grande auberge espagnole champêtre
  • 15 h Débats sur l'habitat léger et la reconnaissance des initiatives autonomes et alternatives (voir le texte "Habiter la terre autrement")
  • Tout l'après-midi, ateliers : teinture de laine, création d'instruments de musique, atelier cirque, contes, maquillages
  • A partir de 18 h Concerts : LAZTEK (slam), SHOSHU (Dada Rock), CPR ( Punck Rock), NOBLAZ TRIO (chansons), scène ouverte
  • Repas et Bar sur place en soirée




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200 personnes sont venues nous apporter leur soutien, dans une ambiance très chaleureuse.

Les rencontres, les débats et la musique nous ont donné beaucoup de courage pour affronter notre procès. Merci à tous !

jeudi 13 décembre 2012

"Un acharnement extrêmement disproportionné qui pose question", par Josette Libert, Conseillère générale du Canton d'Ambazac, adjointe au maire d'Ambazac (87)

"Après avoir étudié le dossier, j'ai très vite apporté mon soutien aux habitants des yourtes de Bussière-Boffy. Alors que le tribunal administratif leur a plusieurs fois donné raison, le maire persiste et signe, et ces gens qui ont plutôt envie d'être au calme se retrouvent depuis des années au centre d'une affaire qui les dépassent complètement. Comme le dit très intelligemment M. Burget dans sa contribution sur l'habitat non ordinaire, et nombre d'élus, cette forme d'habitat devrait, au lieu d'être violemment rejetée comme à Bussière-Boffy, permettre un échange. Je trouve dommage de se priver d'une richesse qui pourrait apporter à tous, voire résoudre certains problèmes. Ce type d'habitat peut même dans certaines zones revitaliser un village... Ce peut être une façon éventuellement à titre expérimental de faire revenir du monde dans les campagnes, avec des centres de vie et d'habitats un peu différents. M. le maire de Bussière-Boffy - certainement l'un des seuls élus de France a avoir demandé la fermeture  de l'école de son village ! - se réfugie derrière la loi, mais en réalité on est plus face à un vide juridique qu'autre chose.

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mercredi 12 décembre 2012

Le Parquet de Limoges fait appel

NOUS AVONS L'IMMENSE REGRET DE VOUS ANNONCER QUE LE PARQUET DE LIMOGES FAIT APPEL DU JUGEMENT du 11 décembre 2012 RELAXANT LES HABITANTS DES YOURTES DE BUSSIERE-BOFFY.

La politique et le harcèlement du maire pratiqués depuis 4 ans à notre encontre peuvent donc continuer... Et nous assistons aujourd'hui à un cautionnement de ces pratiques par l'Etat, via la Préfecture et le Parquet, même lorsqu'un vide juridique rend la situation absurde. Mais il est à noter que le Tribunal nous a donné raison, ce qui renforce notre légitimité.

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mardi 11 décembre 2012

RELAXE pour les yourtes de Bussière-Boffy

Le Tribunal correctionnel de Limoges a relaxé, le 11 décembre 2012, les 3 familles habitant en yourtes à Bussière-Boffy poursuivies pour infraction au code de l'urbanisme. La juge, considérant que les yourtes étaient des tentes, a prononcé la relaxe « en application stricte de la loi ».

Nouvelle victoire judiciaire contre le maire de Bussière-Boffy : c'est la 5ème fois que les habitants des yourtes obtiennent gain de cause contre le maire !

  • Fevrier 2009 : le maire est condamné par le Tribunal d'instance de Limoges à inscrire 3 habitants des yourtes sur les listes électorales de la commune.
  • Avril 2009 : un habitant des yourtes est relaxé au Tribunal correctionnel de Limoges, suite à une plainte calomnieuse du maire.
  • Septembre 2011 : 2 arrêtés municipaux interdisant le camping sur la commune, sont annulés par le Tribunal administratif de Limoges pour abus de pouvoir.
  • Juin 2012 : un 3ème arrêté interdisant le camping est suspendu par le Tribunal administratif pour atteinte aux libertés.

Selon un magistrat, « Il faudrait quelqu’un à temps plein pour suivre toutes les affaires liées à Bussière-Boffy ces dernières années, dans un village qui ne compte même pas 400 habitants ! »

Nous, habitants des yourtes, cherchons par tous les moyens l'apaisement dans cette affaire, mais il apparaît clairement que le maire, de son côté, ne cherche pas d'issue harmonieuse, puisqu'il a déclaré le jour même à France 3 Limousin qu'il entend « poursuivre son combat »...

vendredi 23 novembre 2012

Près de 200 élus et personnalités locales et nationales soutiennent les familles de Bussière-Boffy

Une conférence de presse s'est tenue le 5 décembre à Limoges pour présenter le Comité de soutien.

Le Comité compte désormais près de 200 élus (députés et sénateurs, conseillers municipaux, maires, conseillers généraux, conseillers régionaux) et personnalités de la région Limousin mais aussi de toute la France.

Comité de soutien pour les habitants des yourtes de Bussière-Boffy :

« Nous, Associations, Partis, personnalités et élu(e)s de Haute-Vienne, du Limousin et de France demandons que cessent ces attaques indignes contre une partie des habitants de Bussière-Boffy qui aspirent seulement à vivre dans la paix et selon un mode de vie écologiquement responsable. »

DEPUTES ET SENATEURS
Aïchi Leila (Sénatrice de Paris 75), Ango Ella Kalliopi (Sénatrice Français de l’Étranger), Attard Isabelle (Députée du Calvados 14) Bélier Sandrine (Députée européenne), Benarab Attou Malika (Députée européenne), Besset Jean-Paul (Député européen), Bicep Jean-Jacob (Député européen), Bouchoux Corinne (Sénatrice Maine et Loire 49), Coronado Sergio (Député Français de l'étranger), Dantec Ronan (Sénateur de Loire-Atlantique 44), Delli Karima (Députée européenne), Desessard Jean (Sénateur de Paris 75), Grèze Catherine (Députée européenne), Lambert François-Michel (Député des Bouches du Rhône 13), Lipietz Hélène (Sénatrice de Seine-et-Marne 77), Mamère Noël (Député-Maire de Bègles 33), Placé Jean-Vincent (Sénateur de l'Essonne 91), Roumégas Jean-Louis (Député de l'Hérault 34)

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